UN MARIAGE TRADITIONNEL, MAIS CERTAINEMENT PAS FORMATÉ
Au Domaine Albert, la journée s’est déroulée comme une grande partition familiale.
Tout le monde avait sa place. Tout le monde avait son rôle. Et surtout, tout le monde avait visiblement quelque chose à raconter.
Il y avait les préparatifs, l’excitation qui monte, les cérémonies, les retrouvailles, les embrassades et cette étrange capacité qu’ont les mariages à faire passer une journée entière en quelques secondes.
On commence avec une robe qui n’est pas encore complètement attachée et, soudain, il est déjà l’heure de dîner.
Entre les deux, il s’est pourtant passé mille choses.
Des regards.
Des éclats de rire.
Des larmes aussi.
Et cette énergie très particulière des grandes journées de famille, quand tout le monde est là et que personne n’a vraiment envie que ça s’arrête.
DEUX CÉRÉMONIES, PUIS UNE PARENTHÈSE À DEUX
Il y a eu la mairie.
Puis l’église.
Deux cérémonies, deux ambiances, beaucoup d’émotion et cette impression que la journée avançait à toute vitesse.
Et puis, après tout ça, ils ont fait quelque chose d’assez simple.
Ils se sont éclipsés.
Pas pour une séance photo interminable.
Pas pour fabriquer un moment parfait.
Juste pour se retrouver.
À deux.
Ils avaient gardé leurs propres vœux pour ce moment-là.
Loin des invités, loin du bruit, loin du grand spectacle du mariage.
Et tout à coup, au milieu de cette journée où tout le monde était venu les célébrer, il n’y avait plus qu’eux.
Deux personnes.
Quelques mots.
Et un moment qu’ils n’avaient partagé avec personne d’autre.
C’est exactement le genre de parenthèse que j’aime photographier.
Parce qu’elle ne ressemble à rien d’autre.
ET PUIS IL Y AVAIT LES LOU D’OR
Dans cette famille, visiblement, l’émotion ne suffisait pas.
Il fallait aussi un peu de compétition.
Les frères et sœurs de la mariée avaient préparé une vente aux enchères.
Avec de vrais faux billets.
Les fameux Lou d’or.
Et évidemment, chaque billet portait le visage de la mariée.
Le principe ?
Mettre aux enchères quelques trésors soigneusement sélectionnés dans son passé.
Son fameux livre des colères.
Une lime à ongles, souvenir d’une époque où elle adorait faire les pédicures à sa sœur.
Un Happy Meal, parce que certaines passions ont la décence de durer.
Et puis il y avait le clou du spectacle.
Son doudou d’enfance.
Celui qu’elle pensait probablement ne jamais revoir au milieu d’une vente aux enchères organisée le jour de son mariage.
Erreur.
Très grosse erreur.
Parce qu’à partir du moment où son doudou a été mis aux enchères, la compétition est devenue personnelle.
Et soudain, il n’était plus question de laisser repartir son propre doudou avec quelqu’un d’autre.
Même avec de faux billets.
Même avec des règles inventées.
Même le jour de son mariage.
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Bien sûr, il y a les belles images.
La robe.
Le lieu.
Les fleurs.
La lumière du Domaine Albert.
Les grandes photos de couple.
Mais ce ne sont jamais uniquement ces images-là que je veux garder.
Je veux aussi le fou rire qui arrive au mauvais moment.
La sœur qui connaît exactement la tête que sa sœur va faire.
Le père qui essaie de rester digne.
Les copains qui en rajoutent une couche.
Les petits apartés pendant que tout le monde regarde ailleurs.
Les moments où le programme disparaît complètement derrière ce qui est en train de se passer.
Et parfois, deux personnes qui décident de sortir du cadre pour s’écrire leur propre moment.
Castille ALMA
L’histoire complète
Photographe de mariage à Lyon
Il peut surtout être le vôtre.
Il peut être élégant.
Complètement déjanté.
Très traditionnel.
Ou un joyeux mélange de tout ça.
Il peut y avoir une cérémonie religieuse et des vœux secrets.
Une robe sublime et une vente aux enchères de Happy Meal.
Des grandes photos de famille et un doudou qui déclenche une guerre d’enchères.
Bref.
Il peut surtout être le vôtre.
Et moi, c’est cette histoire-là que j’ai envie de photographier.








